Qu’est-ce que l’écoféminisme ?

- Modifié le 15/05/2019 par Département Société

Né d’une préoccupation écologique et féministe, l’écoféminisme nous invite à repenser le politique, pour sortir de la logique de la domination de la nature et de la femme. Mais comment peut-on conjuguer des enjeux, féministes et écologiques ? Qu’est-ce que le mouvement écoféministe ? Qui sont les écoféministes ? Voici tour d’horizon sur l’écoféminisme afin d’en appréhender quelques points essentiels.

51pfwXPOayL._SX336_BO1,204,203,200_
51pfwXPOayL._SX336_BO1,204,203,200_

 » Rêver l’obscure : femmes, magie et politique. »

 Les écoféministes, on en parle… mais sont-elles toutes des sorcières ?

 

Pourquoi allier mouvement écologiste et mouvement féministe ?

Starhawk est la première à établir le lien entre la cause des femmes et celle de la nature. Pour elle, la nature et la femme font partie d’un même écosystème qu’il s’agit de protéger du pouvoir politique, économique et culturel dominant qui est celui de l’homme.
Au début des années 1980, Miriam Simos, alias Starhawk,  prend la tête du « mouvement écoféministe ».

Ce mouvement féministe américain, antimilitariste et anti-nucléaire se veut proche d’une nature réifiée quasi divinisée et les femmes qui le composent se disent être toutes des sorcières en mémoire des milliers de femmes brûlées sur les bûchers. « Les bûchers ont créé les conditions du développement du capitalisme au XVIe siècle », écrit Starhawk dans son livre «  Rêver l’obscure : femmes, magie et politique, »

Plus près de nous, Mona Chollet reprend l’idée de Starhawks. Dans son livre  Sorcières : la puissance invaincue des femmes , elle démontre que la chasse aux sorcières a façonné  un monde patriarcal et misogyne dans lequel la nature tout comme les femmes sont assujetties aux lois des hommes.

Au-delà de Mona Chollet, l’écoféminisme a-t-il vraiment une résonance en France ?

En France, pays de la Raison, mener un combat politique sur la condition féminine en l’associant au combat écologique passe a priori difficilement pour quelque chose de très sérieux.

Le discours écoféministe est en effet très éloigné du logos politique que nous connaissons bien, celui du féminisme, comme celui de l’écologisme. Poétiser la nature comme le font ces « étranges féministes » comme Starhawk, allier action politique, danse, poésie, mythologie, voire magie, peut même paraître assez suspect pour un esprit rationnel. Dans Le nouvel ordre écologique, Luc Ferry consacre même un chapitre où il  dénonce l’écoféminisme comme étant un mouvement antimoderne donc anti-Lumières, romantique, voire réactionnaire.

Depuis quelques années, la presse française s’est aussi emparée du sujet écoféministe : ainsi les Cahiers du genre, les revues Terra Eco et Multitudes lui ont récemment consacré des numéros. Enfin, la fameuse collection « Sorcières » fondée par Isabelle Cambourakis propose une anthologie de l’écoféminisme :  Reclaim  dirigée par Émilie Hache .   

 

Cependant, l’écoféminisme émerge timidement dans le débat politique français :

– En 2009,  Martine Aubry défend une société du soin mutuel qui semble s’inspirer de l’idéologie écoféministe : « La société prend soin de vous, mais vous devez aussi prendre soin des autres et de la société. »

– Lors de la COP21 à Paris en Décembre 2015, on parle clairement d’écoféminisme à l’occasion d’une journée entière qui est consacrée au thème Genre et climat .

Comme le note Xavière Gauthier, l’écoféminisme est vraiment mis au devant de la scène lorsque Ségolène Royal explique qu’elle a pu observer une «vraie ressemblance» «entre les violences faites aux femmes» et celles «faites à la nature» lors de la présentation de son dernier livre en 2018  « Ce que je peux enfin vous dire » .

 

Cette percée tardive de l’écoféminisme dans l’espace médiatique français mérite bien que l’on s’attarde un peu sur ce mouvement : d’où vient l’écofémisme? Que signifie-t-il vraiment ? Quelle est sa portée politique ?

D’où vient l’écoféminsme ?

L’écoféminisme comme « philosophie »: un concept né en France.

Le croyez-vous ? Le concept d’écoféminisme est bien français, on le doit à Françoise d’Eaubonne, qui l’a introduit en 1974 dans son livre « Le Féminisme ou la mort »

Françoise d’Eaubonne en 1964. ©Wikipédia

Cet ouvrage, véritable manifeste, érige l’écoféminisme en nouvel humanisme.

En substance, que nous dit l’auteur ?

En premier lieu, Françoise d’Eaubonne ne parle pas de la supériorité des femmes sur les hommes ou des hommes sur les femmes, mais elle affirme que la dictature des mâles doit cesser afin de permettre la reconstruction d’un monde meilleur.

Notre société n’est plus viable : les désastres subis par le nature (pollution, destruction des ressources naturelles), le problème de la surpopulation dans le monde, notre croyance au progrès qui nous entraîne dans le « cycle infernal » de la production-consommation, tout cela doit prendre fin.

Mais pour que cela soit possible, il faut opérer une véritable mutation et dépasser notre système patriarcal et capitaliste. Autrement dit, c’est la prédominance des valeurs masculines qui a entraîné l’exploitation outrancière de la terre, jus qu’à ce temps présent où la menace de sa mort (et de notre mort) est la plus imminente.

Dès les années 70, Françoise d’Eaubonne note l’urgence de cette mutation car la « révolte des femmes va dans l’intérêt le plus immédiat de l’humanité. »

Françoise d’Eaubonne pose ainsi l’écoféminisme comme une véritable philosophie de vie qui dépasse le féminisme, c’est à dire la simple conquête des droits de la femme. L’écoféminisme s’attaque à un problème global, à la fois environnemental, politique, social et culturel.

 

L’écoféminisme : un mouvement à contre-courant du féminisme « traditionnel » et  antinaturaliste.

Force est de constater que cette « philosophie » écoféministe n’a pas « pris » en France dans les années qui suivirent. Sans doute parce qu’il est entré en conflit avec un certain féminisme dit « libéral » qui s’est construit, depuis Simone de Beauvoir, de manière forte sur l’égalité des sexes en vue de promouvoir l’émancipation des femmes et de défendre leurs droits dans la société.

Ce féminisme « traditionnel » est très opposé à l’idée de nature et et de féminité : il ne prône pas la différence des sexes, ni n’exalte de prétendues qualités féminines. Or, en proclamant que la nature et les femmes sont liées, les écoféministes ne menacent-elles pas de naturaliser un féminisme qui se veut antinaturaliste ?

 

Mais l’écoféminisme est par définition un courant trans-mondial  et protéiforme.

C’est dans le monde anglophone que l’idée d’écoféminisme  s’est développée jusqu’à former un mouvement à part entière. D’abord proche d’une pratique militante dans les années 70-80, il a finalement changé de forme au tournant des années 90, au sortir de la « guerre froide ».

Quelques dates clés de l’écoféminisme dans les années 70-80.

L’écoféminisme, en tant qu’activisme est né véritablement d’un mouvement social aux Etats unis, puis au Royaume Uni. Il a été l’objet d’une vraie mobilisation de femmes sur des problèmes environnementaux.

– L’écoféminisme est né dans les années 1970 aux États-Unis, en particulier de l’articulation entre les mouvements féministe et écologique.C’est la catastrophe nucléaire de Three Mile Island, le 28 mars 1979 en Pennsylvanie, qui lui a apporté une grande visibilité.

La centrale nucléaire de Three Mile Island et ses quatre tours de réfrigération.Un groupe de militantes féministes a organisé la conférence « Women and Life on Earth », en mars 1980 à Amherst (Massachusetts), qui réunit plusieurs centaines de femmes

Pendant une dizaine d’années, des centaines de femmes, féministes, pacifistes, anarchistes et antinucléaires ont organisé des blocages de centrales, des sit-in, des camps…

En Angleterre, à Greenham Common,  le plus grand camp écoféministe a vu le jour contre l’installation de missiles nucléaires. Il aura duré presque 20 ans : de 1981 à 2 000.

Le campement de Greenham Common le 12 décembre 1982.

Entre 1981 et 2000, la base de la Royal Air Force de Greenham Common a été occupée par 30 000 militantes pour lutter contre l’installation de missiles nucléaires. Les théoriciennes reconnaissent aussi dans ce mouvement ce qu’elles nommeront le reclaim : un geste de réappropriation et de réinvention de la féminité. (Crédit : Ceridwen)

 

 

Au tournant des années 1990, l’écoféminisme a pris une autre forme, beaucoup plus culturel, voire intellectuel.

En effet, à la fin de la guerre froide, les enjeux de la lutte anti-nuclaire ne sont plus les mêmes : les mobilisations écoféministes cessent. Le mouvement écoféministe devient l’objet d’une recherche universitaire : il a été théorisé par des chercheuses en sciences sociales ou des philosophes comme Susan Griffin, Carolyn Merchant ou Karen J. Warren.

Cependant, ces travaux universitaires ont tendance à dépolitiser l’écoféminisme en le déconnectant de l’histoire des mobilisations qui l’ont nourri.L’histoire politique du mouvement, mise entre parenthèse, n’a pas été suffisamment transmise aux générations suivantes.

Cependant, l’écofèminisme n’est pas non plus un courant unifié, il recouvre une mosaïque de luttes, de pratiques et d’idées très diverses.

D’autres formes d’écoféminisme dans le sud

Si l’écoféminisme est plus culturel dans les pays développés, nous pouvons constater qu’il est souvent associé à des mouvements altermondialistes ou spirituel dans les pays du Sud.

En Inde, l’écoféminisme est incarné par Vandana Shiva .

Elle est sans doute la théoricienne la plus connue de l’écoféminisme dans le monde. Militante pour une agriculture paysanne vertueuse contre les firmes agro-alimentaires qui contribuent à la déforestation, au démantèlement des agricultures traditionnelles, ainsi qu’à la dépendance des paysans vis-à-vis des ces firmes pour l’accès aux semences.

Sa thèse centrale est écoféministe : il y a une profonde affinité entre le projet de domination de la civilisation sur la nature et la domination des hommes sur les femmes.Les hommes ont un rapport particulier à la nature qu’ils envisagent comme un ensemble de ressources à mettre au service des humains et non comme un système vivant : ils veulent dompter la nature et cela se traduit par une  agriculture agressive dominée par la technique.

Or, leur relation avec les femmes est similaire : c’est du côté des femmes que se trouve la plus grande partie de la puissance productive biologique et naturelle (grossesse, enfantement, allaitement),  et c’est du côté des hommes qu’il y a une plus grande propension à la violence physique, une culture des armes et de l’organisation militaire, la monopolisation des fonctions politiques, et, dans la division du travail, le contrôle des techniques . Ainsi  les femmes sont traitées non comme des êtres ayant la même dignité et les mêmes droits que les hommes, mais comme une force de reproduction et de production que les hommes doivent contrôler et mettre à leur service.

D’autres mouvements dans le monde renvoient à l’écoféminisme, même s’ils n’en revendiquent pas l’étiquette.

C’est la cas du mouvement de résistance populaire contre l’implantation de compagnie pétrolières du village de Sarayaku en Équateur.

Les Amérindiens waorani manifestent contre un projet du gouvernement de l’Equateur d’ouvrir leur territoire, situé dans la forêt amazonienne, à l’exploitation pétrolière, le 11 avril 2019 à Puyo. © AFP/RODRIGO 

À plusieurs reprises, lorsque le gouvernement central a voulu accorder des permis d’installation à des compagnies pétrolières, la population a résisté, et résiste encore, par des moyens non violents : manifestations, blocage de chantiers, mais aussi interventions auprès de la Cour interaméricaine des Droits de l’homme et de l’ONU.
Cette mobilisation a été possible car la population de ce village est marquée par une culture traditionnelle forte, basée sur le respect et la sacralité des êtres de la nature (notions de forêt vivante et de Pacha Mama), ainsi que de la participation à la mise au point du concept des droits de la nature, qui comme en Bolivie ont été inscrits dans la Constitution.

Mais les femmes ont aussi joué un rôle prédominant dans cette mobilisation. À Sarayaku, l’association des femmes écrit ses propres résolutions, et fait entendre ses choix « aux côtés des hommes ». Par exemple, elles ont organisé une manifestation non violente de femmes face aux militaires envoyés par le gouvernement pour protéger l’installation d’une compagnie pétrolière, ce qui a obligé les pouvoirs gouvernementaux à négocier. Elles ont expliqué qu’il valait mieux que ce soient les femmes qui se mettent en avant pour ne pas tomber dans le piège des provocations et de l’escalade de la violence qui risquaient de se produire si les hommes avaient mené la confrontation avec l’armée.

 

L’écoféminisme : une convergence des luttes possible ?

Des penseuses écoféministes comme Alicia Puleo  estiment que tous les courants se rejoignent et sont nécessaires, en raison de la diversité des contextes écologiques, et plus largement des différents contextes politico-économiques.

Nous l’avons compris, l’écoféminisme est à la fois une philosophie, une éthique et un activisme né de la conjonction des deux intérêts communs celui de  l’écologie et le féminisme.

Pourtant comme nous l’avons vu, l’écoféminisme est bien différent dans les pays du Nord et dans les pays du Sud. :

Dans un souci de synthèse, nous pouvons dire qu’il existe un écoféminisme du Nord qui a plus tendance à mettre en avant l’émancipation des femmes vis à vis du rôle traditionnel de « femme-mère au foyer ». Dans le sud, il s’agit plus de mouvements de paysans et d’autochtones, et ceux-ci ont  tendance à réaffirmer, face à l’idéologie colonialiste,  les rôles et les pouvoirs que détiennent déjà les femmes dans l’agriculture traditionnelle et dans la subsistance du foyer.

Mais il existe des « points de jonction » essentiels entre toutes les formes d’écoféminismes.

  • L’écoféminisme comme critique du patriarcat ?

.Le patriarcat peut être définit comme « la manifestation et l’institution de la domination masculine sur les femmes et les enfants dans la famille et l’extension de cette dominance sur les femmes dans la société en général » (Gerda Lerner)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Nous ne pouvons pas comprendre l’écoféminisme, si nous ne comprenons pas sa critique majeure qui est celle du système du patriarcal c’est à dire du système où relations sociales non seulement sont dominées par les hommes, mais également centré sur les hommes.Dans une société patriarcale, il existe une inégalité de fait entre les hommes et les femmes, et cela se manifeste dans tous les aspects de la vie.

Mais une société patriarcale c’est aussi et surtout une société qui édicte les valeurs masculines au rang de normes et pour être « socialisés » l’adhésion à ces valeurs et le respect de ces normes s’impose souvent.

Les écoféministes prônent une culture qui va au-delà de l’opposition du masculin et du féminin. Aussi, pour l’écoféminisme, le patriarcat de nuit pas seulement aux femmes, mais aussi à tous les hommes et femmes gouvernées par ce système normatif.

  • L’écoféminisme s ‘appuie sur une éthique du care.

La théorie « du care » trouve en fait son origine dans  une si Grande différence , une étude de psychologie sociale publiée par Carol Gilligan en 1982 aux Etats-Unis. Celle-ci met en évidence que les critères de décision morale ne sont pas les mêmes chez les hommes et chez les femmes. Là où les premiers privilégient l’esprit de logique, de calcul et la référence aux droits, les femmes préfèrent la valeur des relations interpersonnelles et des interactions sociales.

Or l’écoféminisme montre le parallèle qu’il existe entre la position sociale occupée par les femmes (le fait qu’ elles prennent soin foyer et des enfants) et la position attribuée à la nature ( comme ressource de la vie pour les êtres humains).

Mais l’écoféminisme nous invite surtout à réfléchir sur cette éthique du « Care » pour prendre soin de l’humain dans sa dimension vitale et sociale globale. Car « l’éthique du care » va bien au-delà d’une « éthique féminine » : elle interroge l’éthique contemporaine pour nous pousser à nous demander «  comment prendre soin de la société, de l’humain et du monde dans lequel nous vivons ».

  • L’écoféminisme est souvent caractérisé comme une branche de la « deep écologie » ?

C’est en effet exact, dans le sens où pour les écoféministes attribuent à la Nature plus de valeur que ne le fait l’écologie classique : les hommes et femmes des pays développés sont déconnectés de la nature, celle-ci est désacralisée et il est urgent d’engager un changement de notre conscience collective à son égard.

Mais contrairement à l’écologie profonde, elles nous montrent qu’on ne peut se préoccuper (du seul) bien-être de la nature sans se préoccuper du bien-être des humains : l’un et l’autre sont indissociables. Nous sommes en quelque sorte la Nature.

  • L’écoféminisme, un mouvement essentialiste ?

L’écoféminisme est souvent critiqué comme un mouvement essentialiste car il rapproche femme et nature. Cependant, l’intérêt de ce mouvement est qu’il donne à voir l’existence d’un parallèle entre la position sociale occupée par les femmes (le « care » ou le fait de s’occuper du foyer et des enfants) et la position attribuée à la nature (ressource de la vie pour les êtres humains). Dans le système capitaliste et patriarcal, les femmes et la nature sont toutes les deux dominées : les deux sont utilisées comme des ressources gratuites dans les rouages du système.

 

L’écoféminisme aujourd’hui en France : vers une renaissance de l’écoféminisme ?

C’est dans le contexte de l’urgence climatique et plus précisément avec le   Printemps climatique et social  que l’écoféminisme refait surface aujourd’hui en France. Ce sont désormais les jeunes générations, les jeunes femmes qui se mobilisent.

–   le 21 février dernier à Paris,la conférence  Women4Climate , a mobilisé une foule de femmes engagées pour l’action climatique autour de la figure internationale de l’écoféminisme  Vandana Shiva. 

Le lendemain avait lieu la grève scolaire pour le climat .  Le 8 mars, ce mouvement français des jeunes pour le climat choisissait de mettre à l’honneur l’écoféminisme.

Deux conférences se sont tenues à Paris sur le sujet de l’écoféminisme au cours de la même semaine :

– L’une organisée par  Edeni, école de formation « Zéro Waste », animée par sa fondatrice Hélène de Vestelle, en compagnie de Lou Howard, engagée dans la campagne On est Prêt et Jeanne Burgart Goutal, philosophe et autrice d’une thèse à paraître sur l’écoféminisme.

– L’autre par la revue  Causette, animée par la journaliste Aurélia Blanc, auteure de « Tu seras un homme, féministe, mon fils ! » en compagnie de la réalisatrice Marie-Monique Robin, de la présidente de Génération Écologie Delphine Batho et Pascale d’Erm, journaliste et auteure de « Sœurs en Écologie » .

Ces événements nous laissent penser que, si  l’écoféminisme semblait mort-né en France, il renaît aujourd’hui de ces cendres. La situation est en train de changer  : si le mouvement écoféministe aujourd’hui n’est  plus un activisme, il semble prendre un autre visage, peut-être celui d’un militantisme beaucoup plus pragmatique face l’urgence. Car n’y a-t-il pas urgence à intervenir ici et maintenant ?

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Partager cet article

Poster un commentaire

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *