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La guerre des pauvres

« Les exaspérés sont ainsi, ils jaillissent un beau jour de la tête des peuples comme les fantômes sortent des murs. »

Lire les récits d’Eric Vuillard est toujours une épopée.

Dés le début, il nous emmène dans une narration digne d’une tempête maritime avec tous les mouvements possibles : la marée, la houle et le courant. Tous peuvent s’additionner ou s’interférer.

La lecture se déchaîne puis le temps se fixe et l’on s’imprègne de tout ce que nous avons lu et appris.

 

1524. 

La guerre des pauvres évoque Thomas Müntzeru.

 

Ce pasteur est l’instigateur d’une révolte paysanne contre les monarques et toutes autorités y compris le clergé en place.

Martin Luther, lui, soutenait les princes.

Pour Thomas Müntzeru, le désordre social et politique est un combat pour rétablir le règne de Dieu.

 

« On avait du mal à comprendre pourquoi Dieu, le dieu des mendiants, crucifié entre deux voleurs, avait besoin de tant d’éclat, pourquoi ses ministres avaient besoin de tellement de luxe, on éprouvait parfois une gêne. ».

 

La guerre des pauvres est le récit de la révolte des hommes et femmes de rien.

 

« On vit ainsi toutes sortes de gens, allant par deux ou trois, tout seuls aussi, partis sans bagage, sans rien. On ne savait pas ce qu’ils voulaient. Les seigneurs et leurs bandes armées n’osaient plus rien faire ; ils les regardaient passer, effarés. Une vague crainte commençait de naître. Que fallait-il décider ? On n’avait jamais vu ça. ».

 

Image associée

Thomas Müntzers

 

Voir dans le catalogue de la BML

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