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La Cosmologie du futur

Petit traité d'écologie sauvage

Alessandro Pignocchi

Changement de cap pour la politique : les pieds dans l'eau et faut que ça morde au bout de la ligne !

Avec la Cosmologie du futur, Alessandro Pignocchi porte un regard perçant sur le paysage politique contemporain et s’engage à mettre l’accent sur l’urgence de certains enjeux (écologiques certes mais pas que…) qui touchent notre société aujourd’hui plus encore que jamais.

Sans exposer une vision prosélyte mais satirique à souhait, l’auteur ébauche un changement de perspective (utopique…?) des politiciens a qui on aurait retourné le cerveau semblent avoir subi une transplantation idéologique. Comme lobotomisés ou touchés par la grâce de la pleine conscience au réveil, désormais, ces derniers, fervents de Mère Nature, délaissent leur activité principale au gouvernement pour un temps partiel qu’ils emploient dorénavant à jardiner et se consacrer à des activités reliées au salut écologique.
Ici, pas de quartier : toute coïncidence ou ressemblance avec des personnages ayant existé est volontairement fortuite, à leur grand dam.

Le scénario s’alimente d’une bonne décharge d’humour avec la conversation fabuleusement caustique de deux petites mésanges aux idées bien épicées. (NO Future ! PUNK is not dead !)
Une petite veine fantastique se greffe aux dialogues activistes des deux volatiles lorsque l’on apprend au cours d’un journal télévisé que ces militantes de l’ombres échafaudent des plans d’actions jusqu’au-boutistes, opèrent en bandes organisées, faisant preuve d’une détermination à toute épreuve.
Au RDV, Tise, fix et mutineries corrosives, pour le moins que l’on puisse dire !
(De drôles d’oiseaux !! Hitchcock avait-il finalement raison sur leur compte ?)

En créant ces passages savoureux qui démontrent un plaisir évident du détournement incisif, l’auteur livre un découpage très animé en variant et alternant les séquences. Par ce procédé, l’attention du lecteur respire au fil des pages, et l’aquarelle, technique qui d’ordinaire, suggère la légèreté et la finesse, ici, permet de mieux glisser d’une scène à l’autre sans que notre attention ne soit trop alourdie par ce qui aurait pu justifier des traits plus gras voire grossièrement marqués, plus enclins alors à la caricature.

Voir dans le catalogue de la BML

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