The Birth of a Nation : esclavage, histoire et cinéma

- par Département Civilisation

Ce mercredi 11 janvier sort dans les salles le film de Nate Parker, The Birth of a Nation, récit de l’insurrection menée par l’esclave Nat Turner dans le comté de Southampton en Virginie en 1831.
Cette semaine, c’est aussi la sortie d’un petit livre Confessions de Nat Turner. Ce livre est la première publication en français du récit de ces événements, paru en 1831 aux Etats-Unis et qui a inspiré le film de Nate Parker. En effet, avant d’être condamné et pendu, Nat Turner avait livré son témoignage, auquel ont été joint le verdict du procès, la liste des victimes blanches, celles des condamnés noirs et un petit texte explicatif.

L’histoire de Nat turner fut aussi adaptée en roman par William Styron en 1969.

Quant au titre du film, il fait explicitement référence pour mieux le subvertir à celui très controversé de D. W. Griffith datant de 1915. Ce classique du cinéma américain, relatant l’histoire des Etats-Unis d’Amérique à travers la vie de deux familles pendant et après la guerre civile, était ouvertement raciste et faisait l’apologie du Ku Klux Klan. Vous pouvez voir dans ce DVD une analyse commentée d’une séquence du film.

La sortie attendue et médiatisée du film The Birth of a Nation a occulté celle d’un autre film aussi très intéressant Free state of Jones par Guy Ross, réalisateur de Hunger Games, et avec l’acteur Matthew McConaughey. Il nous raconte l’histoire vraie de Newton Knight, un fermier blanc déserteur de l’armée confédérée, ayant mené une révolte rassemblant des paysans blancs et des esclaves noirs contre la guerre et les riches propriétaires… Un film prenant et instructif.
Quelques critiques dans Culturebox et Critikat

Enfin, cet article dans Allociné sur le cinéma américain et l’histoire de l’esclavage.

 

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