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New Wave Of British Heavy Metal

- Modifié le 12/10/2017 par département musique

La New Wave of British Heavy Metal (NWOBHM) ou la nouvelle vague du heavy metal britannique…ça vous parle?... Non ?? Alors nous vous en proposons un petit tour d’horizon !

The new wave of the british heavy metal
The new wave of the british heavy metal

La NWOBHM n’est en aucun cas un style musical ; C’est un mouvement éphémère, une vague du Heavy metal qui, bien qu’ignorée par de nombreux critiques dominera néanmoins la scène heavy metal de la fin des seventies au début des années 80. Aucun groupe n’a réellement lancé ce mouvement, aucun n’a pu s’y rajouter…Pour en faire partie, il fallait (simplement) être au bon endroit (Angleterre) au bon moment (fin 70’s début 80’s)…en effet, c’est aux environs des années 1978-1979, alors que le mouvement punk commence à s’essouffler et que le succès des premiers groupes de heavy metal et de hard rock est en déclin que cette nouvelle vague semble émerger…

La légende situe sa naissance dans une salle de Londres : le Bandwagon . Le DJ Neal Kay, explique qu’à ce moment-là c’était « punk ou rien du tout » et que pour lui, il était dommage que de jeunes groupes voulant faire autre chose que du punk ne puissent pas s’exprimer et qu’ils n’aient « aucun endroit où jouer, aucun moyen de progresser et aucune façon de produire et de distribuer des disques ». Il commença donc à utiliser la salle du Bandwagon dont la sonorisation se prêtait merveilleusement à l’exercice pour permettre à ses jeunes de jouer librement. Constatant l’engouement du public pour ces nouveaux groupes, il commenca à « harceler » Geoff Barton, journaliste du « SOUNDS Magazine », principale publication rock de l’époque, lui promettant de lui montrer quelque chose d’inédit… En décembre 1979, Barton publie un article de 12 pages consacré à la scène metal underground britannique dans lequel il interviewera 3 groupes  (encore) inconnus du grand public : Iron Maiden, Angel Witch et Samson…il y explique que selon lui, cette nouvelle scène na va pas tarder à exploser et utilise pour la toute première fois le terme de New Wave Of British Heavy Metal, un terme rapidement repris, par les fanzines d’abord, puis par d’autres journalistes….La NWOBHM était née !

Musicalement, on remarque surtout les nombreux solos de guitare, rapides et mélodieux, les voix plus ou moins aigües, l’utilisation des power chords, l’abstraction des influences blues  au profit de l’incorporation d’éléments punk, un tempo plus rapide et globalement, un son plus dur. Pour Steve Harris, la NWOBHM c’est « la vitesse du punk combinée à la puissance du rock ». Elle puise principalement son inspiration chez certains grands groupes : Led zeppelin, Deep Purple, mais aussi Black Sabbath, Motörhead et Judas Priest. Par ailleurs, notons que pour ces 2 derniers, il y a divergence d’opinion : certains les intègrent à la NWOBHM, considérant que les albums de ces groupes durant la période 79/85 correspondent aux standards de cette nouvelle mouvance, alors que pour d’autres, ils ne sont que des inspirateurs du mouvement qui ont su surfer sur cette nouvelle vague.  Clairement, du fait que ces groupes étaient déjà reconnus bien avant la période clé, il ne s’agirait pour eux que d’une évolution musicale (parfois même qualifiée de purement commerciale) et non d’une réelle appartenance au mouvement.

Les paroles tirent (le plus souvent) leur inspiration de la mythologie, de l’horreur, de la barbarie ou de la fantasy, bref, des thèmes sombres et angoissants qui feront que la NWOBHM est considérée comme ayant eu un rôle essenticouvertures du magazine classic rockel dans le thrash metal et le metal extrême.

Au niveau de l’apparence, les cheveux sont toujours longs mais les vestes à franges, les moustaches et les pattes d’éléphant sont délaissées  au profit du cuir, des chaines et des jeans serrés. Ce style vestimentaire restera ensuite indissociable du mouvement heavy metal durant toutes les années 1980.

 

Quelques albums parmi les plus caractéristiques de ce mouvement :

 

IRON MAIDEN: The number of the beast

pochette de l'album the number of the beast

« The Number of the Beast » est le troisième album du groupe. Sa sortie en 1982 a reçu  un très bon accueil, entrant même directement à la première place des charts britanniques. C’est l’un des  albums cultes du groupe. De par la nature religieuse et présumée sataniste des paroles, et de la pochette, c’est l’album de la polémique –particulièrement aux États-Unis –mais aussi celui de la consécration.

C’est un album fort. Les compositions y sont variées, tantôt rythmées (« Invaders », « Run to the Hills » …), tantôt lancinantes (« Children of the Damned »).

Dès les premières notes d’ « Invaders », nous sommes saisis par les envolées lyriques de Bruce Dickinson, fraichement arrivé dans le groupe , qui outre ses qualités vocales apporte à Iron Maiden la présence scénique qui lui  faisait alors défaut. La suite de l’album est une succession  de plusieurs titres qui deviendront « mythiques » et feront l’histoire du groupe à commencer par  « The Number Of The Beast », et sa « scandaleuse » répétition  de « 666, the number of the beast, 666, the one for you and me »!

Retrouvez le dans notre catalogue !

 

SAXON: Wheels of steel

pochette de l'album wheels of steelFormé en 1977 dans le South Yorkshire, le groupe, se compose à l’origine de  Peter « Biff » Byford, Paul Quinn et Graham Oliver, Steve « Dobby » Dawson et Pete Gill et débute sous le nom de Son Of A Bitch avant de rapidement prendre le nom de Saxon. Le groupe se fait remarquer en assurant les premières parties de Motörhead et c’est en 1980 que Saxon explose en sortant : « Wheels Of Steel ».

Sur cet album, se trouve « Motorcycle Man », « Wheels of Steel »  et « Freeway Mad », des titres qui entérineront très vite l’image de bikers-rockers du groupe. Les textes parlent de grosses cylindrées, de guerres de gangs ou de bolides, le tout sur un fond de gros riffs bien heavy, de duels de guitare  bref de quoi faire en sorte que cet album devienne la bande son idéale des bikers qui veulent avaler des kilomètres de bitume !

Retrouvez le dans notre catalogue !

 

ANGEL WITCH: Angel witch

C‘est en 1980 qu’Angel Witch sort son premier album éponyme qui reste à ce jour l’œuvre principale du groupe.pochette de l'album angel witch Bien qu’influencée par les Black Sabbath, leur  musique se veut moins lourde, plus mélodique et, si la voix de Kevin Heybourne n’est pas vraiment puissante, presque juvénile, elle  parvient  néanmoins  à convaincre, même  dans un registre plus sombre et inquiétant comme sur le morceau « Sorceress ».

Le morceau « Angel Witch » qui ouvre l’album se compose d’un refrain d’une extrême simplicité (« You’re an angel witch, you’re an angel witch ») mais aussi d’une intro hyper accrocheuse, qui suffira à faire de ce titre LE classique du groupe, celui par lequel tous leurs concerts se clôtureront.

Viennent ensuite,  « Atlantis » et « Confused », deux morceaux puissants, parsemés de petits moments d’accalmie qui ne font que renforcer la puissance des riffs qui explosent littéralement après ces moments d’apaisement.

Le reste de l’album comporte entre autres « White witch », un autre grand classique du groupe  suivi de « freeman » , la ballade au refrain très heavy et enfin l’instrumental « Devil’s tower » .

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DEF LEPPARD: On through the night

Ce premier album de DEF LEPPARD est sorti le 14 mars 1980, le même jour qu’Angel Witch  et c’est un succès immédiat au Royaume Uni. Il faut dire que le groupe bénéficie d’un facteur sympathie important sans doute lié au jeune âge du groupe (17 ans en moyenne) et à leur image légèrement Glam Rock.pochette de l'album on through the night

L’album débute par « Rock Brigade », un titre qui montre d’entrée le dynamisme du groupe ! Les deux guitaristes font preuve d’une belle complémentarité, la voix de Joe Elliott, mélodique et puissante, est renforcée par de nombreux chœurs sur les refrains. Les morceaux, souvent assez courts sont construits sur des riffs efficaces (« Wasted », « Rock Brigade », « Rocks Off », « It Don’t Matter », « Answer To The Master »). Certaines pistes (« Satellite » et surtout « Overture » qui conclut l’album) sont plus progressives.

L’un des morceaux choisi par le groupe pour assurer la promotion de cet album n’est autre qu’ « Hello America », chanson à travers laquelle, Joe Elliott, évoque l’attirance de son groupe pour les États-Unis. Pas mal des fans anglais de la première heure se détourneront alors du groupe,  lui reprochant d’avoir les yeux rivés de l’autre côté de l’Atlantique!

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DIAMOND HEAD: Lightning to the nations

pochette de l'album lightning to the nations

Formé en 1976, le groupe attendra 1980 pour enregistrer son premier album connu sous le titre « Lightning to the Nations » ou « album blanc » (à l’origine, cet album était sans titre et sa pochette totalement blanche).

Cet album a 2 points forts : le premier est le nombre et surtout la qualité des riffs proposés. Le «guitarist book of heavy metal » allant même jusqu’à placer le titre « Am I Evil ? » à la 5eme place des meilleurs riffs jamais composés.

Le second point fort est la qualité d’écriture et de composition, en passant par  des titres à la rythmique soutenue (« The prince«  , « Helpless« ), des morceaux épiques ( « Am I evil ?« , « Sucking my love« ) et des chansons plus rock n ‘roll (« It’s electric »), Diamond head passe en revue tout ce que ce que la  NWOBHM a pu apporter au metal.

Ils ont été une grande source d’inspiration pour beaucoup de groupes dont Metallica. Certains allant même jusqu’à dire que si  Diamond Head bénéficie encore aujourd’hui d’une certaine notoriété, celle-ci n’est due qu’aux nombreuses reprises de Metallica!

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SAMSON: Shock tactics

Samson,  qui a débuté sa carrière en 1979 avec l’album « Survivors », est surtout connu pour avoir abrité en son sein un chanteur répondant alors au pseudo de Bruce Bruce et qui n’est autre que Bruce Dickinson.
« Shock Tactics », sort en mai 1981 ; C’est le troisième album du guitariste Paul Samson et c’est aussi le dernier avec Dickinson au chant (celui-ci intègrera Iron maiden dès le mois d’octobre de la même année).

Alors que la plpochette de l'album shock tacticsupart des groupes de la NWOBHM tirent leur inspiration de Judas Priest ou de Black sabbath, chez SAMSON c’est l’influence de Deep Purple qui prime, faisant d’eux un groupe différent des autres. Cette influence se fait d’ailleurs -pour certains- parfois un peu trop sentir comme dans  « Go To Hell »  ou  « Nice Girl »  qui sonne comme une version plus rapide du fameux  « Strange kind of woman »  de Deep purple. Bref, la musique de Samson  et plus particulièrement celle de cet opus se situe à la frontière du hard rock et du heavy metal.

L’album commence par « Riding with the angels », une reprise de Russ Ballard que Bruce Dickinson continuera d’interpréter en live pendant sa carrière solo puis, arrive « Earth Mother »,  et son  tempo plus calme, un excellent titre sur lequel Dickinson monte encore une fois très haut pendant le refrain.

Dans « Grime crime », on trouve une influence bluesy alors que « Communion », le dernier titre est  peut-être la plus belle ballade jamais chantée par Dickinson ! Un exercice que Bruce ne renouvellera plus trop avec Iron maiden. Dommage  car il  est excellent dans ce registre mélancolique !

Sans doute le meilleur album du groupe …

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pochette de l'album rock until you drop

RAVEN: Rock until you drop

En 1981, Raven composé des frères Gallagher (sans rapport avec ceux d’Oasis !) et le batteur Rob Hunter sortent « Rock until you drop » leur premier album. Il s’agit d’un album cohérent dans sa qualité ou chaque  morceau affiche une énergie féroce, du charisme et une impressionnante vitesse d’exécution. Le seul véritable moment d’accalmie sur cet album est le court instrumental acoustique « 39/40 », qui dure 50 secondes !

Dès sa sortie, cet album avait conquis bon nombre de fans de heavy metal ,  à terme il aura aussi influencé bon nombre de groupes de speed metal.

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TYGERS OF PAN TANG: Spellbound

pochette de l'album spellbound

En 1980, Tygers of pan Tang, sort « wild cat », un premier album qui permet au groupe d’acquérir une certaine reconnaissance dans le milieu de la  NWOBHM,  mais c’est sans doute le second album,  « Spellbound » sorti 1 an plus tard, en 1981 qui marqua le plus les esprits.

Pour celui-ci, le groupe a recruté 2 excellents musiciens John Deverill à la place de Jesse Cox et John Sykes. Ces changements ont sans doute été décisifs car la musique s’en ressent énormément et ce, dès le premier titre  « Gangland » , dans lequel on constate immédiatement que les riffs sont bien plus rapides et  incisifs que sur l’album précédent . Plusieurs morceaux sont de ce point de vue assez similaires :  « Hellbound » , « Tyger bay » , « Black jack »  ou « Silver and gold, »  mais Tygers of Pan Tang veut aussi viser un public plus large et le prouve ici avec « Mirror » une  magnifique ballade, mais aussi avec « The story so far«   plus proche du hard FM que du Heavy metal.

Un très bel album,  qui a su conquérir un large public lors de sa sortie.

Retrouvez le dans notre catalogue !

 

 

Bien sûr, il ne s’agit là que d’une liste non exhaustive, et si ce mouvement musical vous parle, nous vous recommandons aussi Girlschool, l’un des rares groupes entièrement féminins de la NWOBHM mais aussi Tank, Praying mantis, Quartz et bien d’autres encore qui restent à découvrir…ou à redécouvrir

 

 

Quelques livres pour aller plus loin…

Saxon : tonnerre heavy metal de Biff Byford et John Tucker

couverture du livre saxon : tonnerre heavy metal

Biff Byford, parolier et chanteur au sein du groupe Saxon, raconte son parcours dans la scène heavy metal anglaise. Il livre des anecdotes de tournées, des souvenirs de concerts, évoque les rapports entre les membres du groupe et emmène le lecteur au cœur de l’histoire de Saxon.

 

 

 

 

Iron Maiden : l’épopée des killers ! de Mick Wall

couverture du livre Iron Maiden, l'épopée des killersMick Wall, retrace ici l’histoire du célèbre groupe Iron Maiden, des premiers concerts dans les pubs de Londres, jusqu’aux immenses festivals du monde entier.  « L’épopée des Killers » est une étude approfondie du groupe, de ses musiciens passés et présents et de tous ses aspects musicaux.

 

 

 

 

Riff story : du hard rock au heavy metal  de  Robin Ferré

 

couverture du livre Riff story, du hard rock au heavy metal

Une première  partie qui retrace l’historique du metal,  et une seconde qui propose l’analyse détaillée d’une centaine de  disques illustrant l’évolution du genre…

 

 

…et quelques DVD:

 

Iron Maiden : the number of the beast  (réalisé par Tim Kirkby)

pochette du dvd the number of the beast

Film documentaire retraçant l’histoire de l’enregistrement de « The number of the beast » d’Iron Maiden et son impact, avec les interviews de ceux qui ont participé à sa réalisation et des images du groupe  en concert (extraits du concert du festival de Reading en Angleterre en 1982, et du « Show rock » à Rio au Brésil, en 2001). Le document comporte également quelques démonstrations de guitare d’Adrian Smith.

 

 

 

Story of metal : l’anthologie du heavy metal et du hard rock (réalisé par Sam Dunn)

pochette du dvd story of metal

Film documentaire de 11 épisodes sur l’histoire du Métal, du Early Metal au Trash, du Métal Progressif au Grunge, du Glam Metal au Grindcore. Le réalisateur consacre également un  chapitre complet à la New Wave Of British Heavy Metal dans lequel il interviewe de nombreux artistes, mais aussi Neal Kay et et Geoff Barton. Vous retrouverez tout au long de ce reportage des documents d’époque, de quoi s’immerger complètement dans le contexte du moment!

 

 

 

 

 

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