Instrument à découvrir

Le hang drum

- Modifié le 05/09/2017 par Département Musique

Le hang (hanghang ou handpan) est un instrument de musique acoustique de la famille des idiophones inventé par Felix Rohner et Sabina Schärer à Berne en Suisse en 2005.

hang
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Le hang est un volume lenticulaire creux composé de deux coupelles métalliques embouties. La partie haute de l’instrument s’appelle le « ding », elle est constituée d’une note fondamentale et de sept ou huit notes l’entourant. La partie basse, « gu » est une surface lisse dotée d’un trou en son centre.

Le hang est un instrument moderne issu d’un long travail d’étude de la société PANArt Hangbau AG basée en Suisse ainsi que d’une grande expérience dans la construction de « steel pans ». Le nom « hang » signifie main en dialecte bernois (contrairement à son ancêtre le steel drum , le hang se joue sans baguette). Cette création est inspirée de nombreux instruments de percussion venant des différents pays et cultures musicales comme le gamelan  le ghatam, le tambour, la cloche ou la scie musicale. Les créateurs de l’instrument continuent de perfectionner la forme et la nature du matériau utilisé, donnant lieu à l’apparition de nombreuses  variations du hang au fil des années.

Devant le succès inattendu de cet instrument, que les créateurs n’avaient pas réellement souhaité, ces derniers ont tenté de décourager les acheteurs, trop nombreux à leur goût, en conditionnant l’achat d’un instrument à l’envoi d’une lettre de motivation ainsi qu’au déplacement dans l’atelier en Suisse. Cela n’a pas découragé les acheteurs, qui étaient plus de 20 000 à en envoyer.

Finalement, PANArt a décidé de cesser sa fabrication et sa vente en septembre 2015. Il n’est dès lors plus disponible qu’en occasion (bien qu’il soit difficilement trouvable, les acheteurs s’engageant généralement à ne jamais le revendre) ou sous forme de contrefaçon.

 

La partie supérieure du hang, le « ding », permet d’obtenir un son très différent suivant la manière dont elle est utilisée ; il est ainsi possible d’obtenir des sonorités proches de celles d’une harpe ou d’une cloche. On trouve sur le ding sept à huit notes disposées en cercle de la plus grave à la plus aiguë, autour d’une plus grave en son centre. Chacune de ces notes fondamentales a trois harmoniques accessibles de différentes façons ; on pourra par exemple étouffer la fondamentale avec un doigt et faire résonner les harmoniques en frappant sur les côtés de la note. Il n’y a qu’à effleurer l’instrument pour lui faire sortir les sonorités les plus douces, étonnantes et enivrantes. Il s’agit bien d’une percussion, mais on est à mille lieues du djembé par exemple.

La partie inférieure de l’instrument, le « gu », est essentiellement constituée d’une surface lisse avec un creux arrondi en son centre. Cette cavité vide permet l’apparition d’une résonance de Helmholtz, comme dans l’udu, qui permet à l’instrument de résonner et de faire entendre ses différentes harmoniques.

Chaque hang peut être accordé dans une gamme qui lui est propre. La gamme pentatonique, par exemple, mais également des gammes au quart de ton, indonésiennes, iraniennes ou hongroises, certaines développées par Steve Shehan pour l’instrument.

Le joueur de hang pose généralement l’instrument sur ses genoux pour jouer. Il le fait ensuite résonner en tapant dessus avec la main et les doigts. L’instrument peut se jouer à deux mains, ce qui permet d’atteindre plusieurs notes. La polyphonie peut encore s’enrichir en groupant plusieurs instruments :

 

ou encore en jouant en duo :

 

L’amateur, ne trouvant plus à acquérir d’instrument neuf (et la marché de l’occasion étant microscopique) est souvent réduit à fabriquer son propre exemplaire.   D.I.Y. ou usine à gaz.

 

A écouter et emprunter à la Bibliothèque Municipale de Lyon :

Made in silence, the secret spirit of hang music / Manu Delago

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