Ecrire une bucket list pour changer sa vie ?

- Modifié le 11/04/2017 par Stéphanie BEAL

Lister les choses qu’on a envie d’accomplir avant de mourir, est un des incontournables du développement personnel. La « bucket list », aussi appelée « dream list », « liste de vie », permettrait ainsi de ne pas oublier ses aspirations profondes. Toutefois, la bucket list est aussi critiquée, comme une des dérives de notre société consumériste. Alors, pour ou contre la bucket list ?

bucket list
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Origine de la bucket list 

Cette expression viendrait de « to kick the bucket », « «donner un coup de pied dans le seau», sur lequel montait un homme qu’on allait pendre. L’étymologie de « bucket » venant du mot « poutre », l’expression évoquerait aussi la poutre sur laquelle on attachait un cochon après l’avoir tué, d’après le site Babel.

L’expression est devenue à la mode grâce au film « Sans plus attendre » (2007), avec Jack Nicholson et Morgan Freeman. Les deux personnages principaux se retrouvent dans la même chambre d’hôpital, car il ne leur reste plus que six mois à vivre. Ils décident d’écrire leur bucket list, et réalisent ainsi leurs derniers rêves.

Depuis, de nombreux magazines, sites web, livres de développement personnel et romans vantent la bucket list, comme un outil permettant de réaliser ses rêves.

Comment écrire sa bucket list ?

La question « Quels objectifs voulez-vous atteindre dans votre vie ? » proposée par le site horizoom, est un bon point de départ pour rédiger sa liste.

Si vous n’êtes pas très inspirés, pléthore de sites web proposent des principes, thématiques…souvent déclinés à leur tour en listes !  Le best seller mondial « La magie de la liste » de Yuval Abramovitz, paru en 2016, est un mode d’emploi afin de « réussir à dresser la liste de nos rêves… et les réaliser ».

Les anti-bucket List

La bucket-list est décriée par les « antibucket list », ou « no-bucket-list », comme une pression supplémentaire dans nos vies quotidiennes, voire une dérive consumériste.

Perçue souvent comme un moyen de ne rien regretter, la bucket list pourrait donc paradoxalement générer des regrets si on n’a pas pu cocher toutes les cases de sa liste. Elle empêcherait alors de  profiter de l’instant présent, et des imprévus.

Ainsi, l’auteur du site heybluebird dénonce le côté angoissant de ces listes :

« Alors moi les bucket-list, ça m’angoisse. Je suis une adepte des To Do list dans le travail, surtout que je suis freelance et que je dois me forcer à une certaine routine. Mais dans la vie non, je n’arrive pas à coucher mes rêves en liste comme je couche sur le papier les noms de mes clients ou la liste de courses en rayant la mention devenue inutile. »

La bucket list de mauvais goût

La Malaysia Airlines, après deux crashs en 2014, a lancé un concours controversé en Australie « My ultimate bucket list », la « liste de mes dernières volontés ». Ce concours proposait aux participants de décrire les destinations où ils aimeraient aller avant de mourir, d’après le Time. Devant les protestations des internautes, le concours n’est resté que quelques heures en ligne.

Alors, écrire ou non sa bucket list ?

A vous de voir, les souhaits et aspirations de chacun étant très personnels. L’essentiel étant de suivre son propre rêve, sans se laisser influencer par la société ou le désir de paraître comme le chante Oxmo Puccino dans « Ton rêve ».

Le Carpe Diem des Odes d’Horace , nous semble une alternative réjouissante à la bucket list, pour vivre intensément et ne rien regretter:

« Cueille le jour présent sans te soucier du lendemain »

 

Notre liste…pour aller plus loin

 

 

 

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